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•• Cette semaine sur Tënk – Les États généraux du film documentaire de Lussas

20 août 2021

Les États généraux du film documentaire débutent ce dimanche à Lussas. Comme tous les ans, nous leur faisons une place importante dans notre programmation, complices que nous sommes de par notre histoire et notre implantation géographique sur les terres ardéchoises. Terres qui abritent également le Master 2 Réalisation de « l’école du doc », dont trois films se glissent cette semaine dans nos Premières bobines.

« Le temps, c’est faux. »

Les cinq films qui composent la programmation en écho au festival ont appartenu à ses diverses sections : « Expériences du regard », qui présente une sélection de la production francophone européenne chaque année, pour Ayi et Entre terre et ciel ; « Histoire de doc – Allemagne » pour Szenario, ou encore « Route du doc – Vietnam » pour Pomelo.

Notre Coup de cœur, L’Époque, fut présenté en 2019 lors de la « journée Scam » qui tous les ans présente une sélection de films ayant bénéficié de la bourse Brouillon d’un rêve, destinée aux auteurs. Dans L’Époque il y a beaucoup de jeunes gens, qui se heurtent beaucoup à d’autres plus ou moins jeunes gens tout de bleu vêtus. Ils se heurtent aussi aux avenirs incertains, à l’héritage de papa, aux désirs de maman, à la solitude, au temps qui va, et aux révolutions qui ne viennent pas. « C’est pas mal, hein, de vouloir changer le monde ? » dit l’une. Ouais, c’est pas mal. Et c’est plein de vitalité, de rythme et de beauté.

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« Sous des centaines de silences on associe nos chances. »

Trois films de notre programmation ont été fabriqués dans l’année par des étudiant·es du Master Réalisation documentaire de Lussas. Adieu Athènes, de Violette Bellet, est un film qui mêle l’amour et les pigeons, la vidéo et la pellicule, pour un court métrage fragile et puissant, une réflexion sur la fugacité de l’amour, autant que de la vie. Des matériaux divers, aussi, dans La Patience des vignes, de Agnese Làposi, qui nous parle du temps… Mais le temps, c’est faux, paraît-il : le film montre la permanence, ce qui persiste du passé, et comment Monsieur Chevrier « enjambe les décennies »…

Et voici le « film collectif » de toute une promotion : Les Oiseaux de passage, qui répond en beauté au grand défi de fabriquer un film en commun, à douze ! C’est une promenade au Teil, commune ardéchoise ayant subi un fort tremblement de terre en 2019, à la rencontre de ses habitants. Le film montre avec poésie les liens qui les unissent, et comment, avec non moins de poésie, ils occupent leur territoire, ensemble. C’est comment on vit au milieu de là où on vit, entre deux réacteurs nucléaires, une cimenterie et un avenir brumeux. C’est comment on s’arrange avec l’époque !

Bons films !