Quels horizons pour le documentaire en ligne? C’était la question posée par la Scam à une dizaine de professionnels réunis pour un après-midi d’échange le mois dernier.

Après un premier temps de discussion consacré à la partie juridique et économique que soulève la diffusion en ligne, nous étions invités à une seconde table ronde dédiée aux publics et à leurs usages autant en terme de contenus consultés que de temps accordé.

Une rencontre riche qui nous a permis, avec d’autres acteurs du secteur, de partager nos expériences. Le débat donne à réfléchir sur les particularités d’internet et les attentes des utilisateurs, ainsi que sur les stratégies pour valoriser l’existence d’objets longs sur un média que l’on relègue bien souvent à son caractère éphémère. Tënk, dans sa démarche cinéphile, mise notamment sur la confiance engendrée par sa ligne éditoriale et par la qualité de films quasi-indisponibles ailleurs.

Ici l’intégralité de la captation réalisée par la Scam

La semaine dernière nous étions au festival de cinéma Visions du réel, avec qui nous partageons le goût du documentaire d’auteur. Nous avons eu le plaisir d’être accueillis le mercredi 20 avril pour une présentation de Tënk. Une première en Suisse et en anglais!

Ce temps accordé a donné lieu à des échanges avec un public international très intéressé et impatient de recevoir Tënk dans toute l’Europe ! Quelques premières réflexions autour d’un « Tënk suisse » ont émergé de nos rencontres avec les professionnels sur place : une programmation spéciale de films suisses en plus de l’offre proposée est envisagée.

Retrouvez Diane Veyrat et Jean-Marie Barbe pour un entretien ensoleillé réalisé par le Blog documentaire pendant notre séjour suisse.

Hier, sortie en salle du film « Le bois dont les rêves sont faits » de Claire Simon, une immersion d’un an dans le bois de Vincennes, dans l’intimité des gens qui le peuplent ou le traversent.

Île où l’on travaille, flâne, vit ou survit, à deux pas de l’agitation parisienne, les lieux se dévoilent à la lumière des histoires individuelles.
Une balade pareille à aucune autre !

Voici l’extrait d’un entretien avec la cinéaste, tourné au dernier festival des Etats Généraux du documentaire de Lussas. Il y est question de la force d’un lieu comme matrice du récit.

Retrouvez ici l’entretien complet

Comment se prépare un festival documentaire ?

C’est la question posée par notre partenaire Mediapart aux responsables de deux des plus importantes manifestations du genre en France : Maria Bonsanti, directrice artistique du Cinéma du Réel (dont la dernière édition s’est clôturée le 27 mars dernier), et Christophe Postic, co-directeur artistique des États Généraux du film documentaire de Lussas (qui se dérouleront du 21 au 27 août 2016).

Les festivals documentaires sont des lieux de (re)découverte de films, de rencontres avec le public, où l’on prend le temps de refaire le monde et le cinéma. Pour Tënk, ils revêtent une importance particulière. D’abord pour le lien étroit qui existe avec le festival à Lussas, où est basée Tënk et qui hébergera le lancement officiel de la plateforme cet été. Mais aussi parce qu’une partie de la programmation sur Tënk est réalisée en partenariat avec les festivals, simplement parce que le travail éditorial phénoménal qu’ils fournissent fait ressortir le meilleur de la création documentaire, année après année.

 

« La fabrique des festivals documentaires » dans l’émission Contrechamps consacrée aux politiques culturelles, présentée par Ludovic Lamant.

 

Dans cet entretien, les intervenants racontent la mise en place complexe d’un festival documentaire, à commencer par l’exigence de cohérence de la ligne éditoriale entre programmation, ateliers, débats, rencontres. Derrière un festival, il y a une foule de gens qui travaillent, salariés ou bénévoles ! Une manifestation culturelle c’est toujours un intense travail d’équipe. L’un parisien, l’autre ardéchois, ces festivals sont également pensés à l’aune des lieux dans lesquels ils s’inscrivent. D’autres questions sont soulevées : Quelle économie pour ces festivals ? Quelle est leur place dans le débat politique aujourd’hui ?

Enfin, sont évoquées les opportunités offertes par internet pour la visibilité des films au-delà des lieux et temps des festivals : une nouvelle voie pour des œuvres qui ne sont vues parfois que dans ces manifestations. Tënk s’inscrit alors comme un relais numérique majeur de ce travail de terrain.

Rendez-vous au festival suisse Visions du réel à Nyon avec une présentation de Tënk le 20 avril prochain !

Moment historique pour Tënk, nous venons de créer la société qui va porter les activités de la plateforme. Jusqu’ici, le projet Tënk était piloté par l’association Village documentaire qui réunit l’ensemble des structures travaillant pour le cinéma documentaire à Lussas, en Ardèche. Hier, 56 associés-fondateurs se sont réunis pour la première Assemblée Générale et le premier Conseil d’Administration de la Société Coopérative d’Intérêt Collectif « Tënk » (ou SCIC Tënk).

Pourquoi une SCIC ? Nous avons retenu cette forme juridique afin de garantir notre indépendance éditoriale. Les SCIC sont de nouveaux types de coopératives permettant d’associer, autour d’une gouvernance démocratique, des personnes physiques et morales : salariés, utilisateurs, financeurs, collectivités locales et toute personne en rapport avec le projet.

Pour la SCIC Tënk, nous avons ouvert 6 collèges : Producteurs (23 membres), Réalisateurs (8 membres), Salariés (2 membres), Acteurs de Lussas (7 membres), Autres professionnels (13 membres) et Investisseurs (3 membres), avec un fonctionnement démocratique simple, 1 personne équivaut à 1 voix. Mais ce qui est peut-être le plus important à retenir, c’est que la société étant à capital variable, il est toujours possible de rejoindre l’aventure !

Les membres du Conseil d’Administration sont les sociétés Vrai-Vrai films, L’atelier documentaire, JPL production, Sanosi production, Novanima, les associations Village documentaire de Lussas, Ardèche Images, ADDOC représentant le collectif la Boucle documentaire, les particuliers Jean-François Hautin, Jean-Marie Barbe, Diane Veyrat et Thomas Govers.

 

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La 38ème édition du Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand a eu lieu du 5 au 13 février. La manifestation est devenue le premier événement cinématographique au monde consacré aux courts-métrages et le deuxième plus grand festival de cinéma en France, après Cannes, en termes de fréquentation.

Pour cette édition, Tënk a été invitée à une conférence sur les enjeux de la diffusion numérique. Autour de la table, Manuel Alduy, directeur de Canal+ OTT (On the Top, la branche numérique de Canal +), Giuseppe de Martino, directeur général délégué de Dailymotion, Cristina Lliteras, responsable marketing et presse de la plateforme Festivalscope, et Julien Neutres, directeur de la création, des territoires et des publics au Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC). Le débat a été modéré par Guillaume Boutin, fondateur de SensCritique.com.

Parmi les questions qui seront évoquées au cours de cette rencontre : Faut-il mettre son court métrage sur Internet ? Quels atouts majeurs apporte le numérique par rapport à la télévision ? Quels modèles économiques proposent les plateformes numériques ?

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En route vers Tënk 1.0

Disons-le tout net : les nouvelles sont bonnes du côté de Tënk. Nous vous l’affirmions en janvier, la période était charnière et les enjeux nombreux en ce début d’année. Grâce au travail de toute l’équipe et à l’enthousiasme des associés-fondateurs, nous pouvons maintenant dire non sans une pointe de fierté que ça y est, Tënk est sur le point de voir le jour.

L’heureuse naissance de la société éponyme est prévue pour le 18 février prochain, avec l’assemblée générale à Lussas des 50 premiers membres de cette société coopérative, en majorité des professionnels du documentaire d’auteur français. Mais l’invitation à nous rejoindre reste ouverte (tenk.fr/souscription ou souscription@tenk.fr)

Avec le capital réuni, nous pouvons sereinement aborder les développements qui démarrent maintenant. Car oui, nous avons pris des décisions fondatrices pour le développement de la plateforme et constitué une équipe technique de choc ! La première version de Tënk sera disponible comme prévu cet été, avec une phase de tests préalables en petit comité ; nous vous en dirons plus en temps voulu.

D’autres partenaires nous ont aussi rejoints pour enrichir l’offre de documentaires sur Tënk dans les champs de l’art, de la diversité sociale et de la recherche formelle sur l’image ; nous restons énigmatiques, mais là encore, plus de détails quand les partenariats seront officialisés.

Pour ce qui est de la programmation des premiers 6 mois en tous cas, elle est bouclée, nous en sommes contents et nous espérons qu’elle vous plaira !

À bientôt pour la suite de l’aventure : au programme, les premiers pas de la SCIC SA Tënk, le travail d’équipe autour du site (interface graphique et « expérience utilisateur »), la formalisation des partenariats…